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Marseille Seaside

In my daily life on janvier 5, 2010 at 18:59

« Turner’s massif central »

Me faire postilloner sur le visage par les poissonnieres aux haleines de brunes non mentholées et patiner sur les trottoirs graissés par le jus des kebabs fumés au pot d’échappement non catalysé, c’est ce que je pouvais m’offrir en venant passer les fêtes de Noël non loin de la « plus belle avenue du monde » : j’ai nommé La canebière. Lorsque l’on se rend à Marseille, on entre pas dans une ville Française, mais dans la culture Méditeranéenne. Je suis né ici. Dans ce « pays ». Pour un gars du nord (au dessus d’Avignon approximativement), visiter Marseille fait l’effet d’une traversée des Grandes Jaurasses en tongs. On ne se sent pas à sa place. Et d’ailleurs, nous Marseillais, on aime bien que les gens ne se sentent pas chez eux avant qu’on leur ai permis.

Je ne vais donc pas essayer de passer en force en faisant un safari photo en ville, mais je me donne la liberté de vous faire découvrir le côté mer de la citée Phocéenne, à deux pas du city center. Voilà, en quelques images, ce que nous n’aurons jamais nous Ô désespérées peaux de lait, en short, assis l’été sur les pavés des bords du canal saint Martin, à partager notre quiétude avec des jongleurs éleveurs de chiens hybrides. Bon je m’éloigne. En tous cas, quelques heures avant mon entrée en ville, dans le train, je m’apprête à troquer mon manteau long pour une petite laine à peine en me dirigeant vers le soleil, comme le montrent les photos ci dessous.

« Sun is that way » (aux alentours d’Avignon, le 17 Décembre, 8h)

« clouds factory »

Car si Marseille est aussi célèbre pour son doux climat, ses 320 jours de soleil, sa température moyenne de 20° C, on oublie trop souvent de dire que la pluie dans la région est un véritable frein à toute activité exterieur. La bruine ou le crachin n’existe pas. Ici, trombes, sceaux, cordes sont les termes les plus généralement évoqués pour qualifier le mauvais temps. C’est ce à quoi j’ai été confronté tout au long de cette semaine. Donc là, si j’arrive à me comprendre un tant soit peu, je suis parti pour une visite nature en pleine ville, avec un ciel aux allures de fin du monde… bah faut y aller

« Corniche kennedy »

La corniche est parait il l’altitude zéro de référence en Europe. Ici on est plus zéro que tout le monde si vous préférez. Tiens d’ailleurs, un de mes meilleurs potes habite là, faut que je passe y boire un godet. En outre, preuve que Marseille est la ville du travail acharné, le plus long banc du monde y a été construit, pouvant à la volée reposer 5000 personnes le long des quelques 3 km d’un banc de pierre. Il faut dire que le paysage est somptueux. Du chateau d’If au rocher des Goudes, qui marque le début des calanques, du Pharo à l’île du Frioul, du portrait de Zizou au… ha non tiens c’est plus lui. Je descends tout près de là, dans le vallon des Auffes, petit port sous les arcades du pont ou passe la route de la corniche. Notez sur cette photo, le pont qui vient lécher les fenêtres de cette pauvre maison, en haut à gauche

« Le vallon des Auffes »

Et là, nous ne somme plus à Marseille, ou plutôt si, nous venons d’en découvrir un de ses trésors. Allez chez Fonfon pour déguster dignement tout produit venant de la mer. Ils sont pochés, marinés, parfumés à merveille. Le cadre encore une fois y est très dépaysant. Bouillabaisse, bourride, soupe de poisson; allez y de ma part, ça changera rien, il ne me connait pas.

« Cabanons »

La route insinue encore quelques virages aux détours desquels chaque collines comporte une entrée avec un portail immense et un code, des gardes. Le summum de la bourgeoisie Marseillaise. La corniche s’arrête là, exactement à l’endroit ou la route ne surplombe plus la mer et redescend sur les plages du Prado. Que de souvenirs : j’ai appris à surfer ici. Et j’en suis reparti en sachant fumer toutes sortes de choses… C’est pas le sujet. Sauf que cette plage a été en effet doté d’une dalle en béton qui relève le niveau des fonds marins pour faire onduler l’eau et former des vagues. On dirait pas mais ce sont de longues vagues régulières, idéales pour apprendre à long boarder par exemple. Oui il y a des vagues en mediterannée  !! Le problème majeur de cette plage, est le tout-à-l’égoût immense que représente la rivière Huveaune lorsque son niveau monte, en cas de pluie, comme aujourd’hui. Elle se déverse après s’être polluée dans des eaux stagnantes, regonflées par une crue soudaine, macculant les eaux bleus et les surfeurs en quête de nature et de pureté.

« Plage du Prado »

Derrière moi le Prado et au bout le stade vélodrome, comptoir philosophique s’il en est, lieu de villegiature pour quelques  40 000 fans le week end. Je continue ma route, et la pluie devient vraiment gênante. J’essuis mon boitier et mes cheveux à chaque fois que je re-rentre dans la Corsa fashion. Je me dirige vers les Goudes, le bout de la pointe est de la ville. Une caravane est proche du décollage alors je m’empresse d’immortaliser les dernières secondes de sa présence sur terre. Les vents arrachent tout sur leur passage, la végétation est quasi inexistante.


« Birdy caravan, yes i know you fly »

« piece of  grass »

« Centrale Electrique »

J’arrive au bout du bout et là, une baie refuse la désolation: les Goudes, le port et le rocher symbole du massif de Marseilleveyre. Nous sommes dans le 8 ème arrondissement de la ville !!

« Les Goudes »


La pluie claque sur mon visage mais j’ai bien fait d’échanger cette humidité contre celle de la poissonière du vieux port. Je reste un peu… Bon j’ai trop froid. J’appelle maman pour qu’elle me fasse couler un bain bouillant dans son immense baignoire en forme de coquillage je me met à fond l’intro de Christophe  » le temps de vivre ».  Les Air ont tout cambriolé chez ce mec. La pluie redouble et je mate ce paysage hachuré par mes essuis glace. Je poétise… Dans le sud , il y a toujours un coin de paradis quelque part.

« heaven’s upstairs »


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